Black Tusk // Confort Moderne (86)

Ce soir du 12 février, j’aurais aimé vous dire que nous faisions légion devant le Confort Moderne de Poitiers pour accueillir des américains de Black Tusk et Howl, mais il n’en fut rien. Ceci dit, nous étions le nombre parfait pour pouvoir profiter de la scène et aborder les groupes en post-prestation.

Tournée européenne et première partie française avec le groupe de Hardcore Nesseria. J’annonce la couleur : je n’aime pas le Hardcore. Mais prenant mon courage à deux mains, m’interdisant de les porter à mes oreilles, j’assiste. Oui mais voilà, même avec la plus grande volonté du monde, la prestation des jeunes hommes laisse le public de marbre (et je me joins à eux), la symbiose n’a pas lieu, le partage n’ira que dans un sens (en imaginant que l’on ai accepté de recevoir quelque chose). Les morceaux se suivent et se confondent si bien que quelques bâillements se battent pour sortir de nos gorges. Des interventions un peu désespérées (on les comprend) entre chaque composition pour un tout qui nous fera juger le groupe avec sévérité, avec l’adjectif de “beauf”.

Mais un échec auditif ne peut avoir raison du moral des troupes. C’est ainsi que Black Tusk s’installe sur scène pour défendre son nouvel album Taste Of Sin, prenant la place horaire de Howl (changement de dernière minute qui aura assommé mes neurones déjà peu performants). Et que dire ? Que dire si ce n’est qu’on en a prit plein la tronche, que les musiciens se complètent et s’entendent, se partagent les plages vocales pour nous offrir des morceaux variés. Trois identités différentes sur scène, un vrai plaisir pour les yeux (spéciale cassdédi au beau Athon, l’homme à l’oreille révolver) et pour les tympans, une ambiance happante qui m’aura fait gigoter des gambettes, moi, qui suis d’ordinaire si stoïque. Une réussite sur tous les points et par conséquent un concert trop court.

Petite baveuse, petite cancérigène et on enchaine avec Howl. J’avoue un peu honteuse avoir écourté mon assistance dans la salle (fatigue, maux de crâne ayant pesés lourd dans la balance sur le moment ; allez-y, punissez-moi). Mais le fait est que les trois ou quatre premiers morceaux ont eu le mérite d’être bien directs, francs et dans la même veine que le groupe précédant, nous faisant oublier les débuts difficiles de la soirée. Cependant, lorsqu’on a eu un coup de coeur total pour un groupe quelques minutes avant, il faut être très fort pour détrôner l’émotion acquise. Et là, malgré leur gentillesse, leur maitrise et leur énergie, j’étais partie dans un tout autre monde que j’avais eu peine à quitter avant eux. Je précise cependant qu’il faut les découvrir et les savourer.

Au-delà de la pêche de leur musique, les groupes nous ont aussi refilé leur putain de bonne humeur, leur envie d’en prendre plein les yeux au cours de leur tournée européenne et de donner sans compter à qui bon voudra leur prêter attention. Et on aime ça, la générosité de la musique, la franchise et la simplicité des musiciens, le souvenir de quelques mots, de quelques sourires et des saluts qui amorcent un prochain épisode.

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