Electric Wizard // Confort Moderne (86)

Ah ce qu’il a pu se faire désirer ce concert ! Moi-même, je fus à l’affut de tout mouvement Doom dans la salle et ses environs (après avoir tourné vingt minutes à la recherche d’une place où me garer autrement qu’en créneau), impatiente, surexcitée, obligée de tourner au coca-cola (le Rock’N’Roll tu l’as ou tu l’as pas…).

Les portes s’ouvrent, la grand-messe commence.

The Bottle Doom Lazy Band, mes chouchous de Poitiers, prennent place et délivrent leurs morceaux lourds mais actifs au public lourd de bière mais réactif. On sent la crasse et on voudrait se rouler dedans, on sent la flamme énergique et malsaine que Bottleben (au chant) illustre parfaitement de son regard de fou, de son allure de gourou aussi possesseur du public que possédé par l’âme de sa musique (plus sexy tu meurs !). Décrire TBDLB n’est pas tâche facile, entre danse macabre et invocations séduisantes, il vous faut les découvrir de toute urgence, sinon vous risquez de passer à côté de quelque chose (comment ne pas succomber à The Dead Can’t Lose Again ?). En quelques mots : une ambiance de folie, un groupe agréable et qui est à des lieux de prendre la grosse tête, un rire communicatif du chanteur, une énergie  macabre et houblonnière qui ne nous lâche plus.

Un petit coca, une petite clope et on y retourne !

C’est avec une humilité largement remarquée que les anglais ultra cultes de la scène Stoner Doom que sont Electric Wizard s’installent et démarrent ce concert ovni. On entre dans un délicieux mais non moins inquiétant brouillard  de guitares/basses parmi lequel le chant 70’s couillu à souhait perce un petit espace. Espace qui nous permet de profiter en même temps d’un film projeté au fond de la scène : de l’érotique sadomasochiste de série Z en veux-tu en voilà !  Son nom ? L’exorcisme ! L’ambiance est claire, entre messe noire et transe, même la personne la plus stoïque du public s’est prise au jeu, le corps réagi, l’esprit est envahi, on profite et entre quelques morceaux on se dit que oui, l’actrice a de sacrés beaux nichons ! Une performance à la hauteur de ce que l’on attendait, et vraiment une gentillesse, une humilité que d’autres n’auraient pas gardés à leur place. Pas de rappel cependant, certains sont restés sur leur faim, y ont cru même quand les techniciens rangeaient le matériel. Que voulez-vous, on vous aime !

Fin mot de l’histoire : voiture coincée sur le parking de Quick fermé d’une barrière hostile, acquisition du split Doom Freaks de The Bottle Doom Lazy Band et de leurs amis du Nord, Children Of Doom. Chronique à venir.

 

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